Ma mère se lève et va ouvrir. Je
m’apprête à parler lorsqu’une puissance
sonore hors normes viens me percer les tympans et me faire
« légèrement » sursauter. On se
retourne Sano et moi tandis que mon père relève la
tête. Nous regardons ma mère, qui se trouve être
complètement gaga devant… devant un jeune homme,
canon je dois dire. Il doit avoir une vingtaine
d’années, il est légèrement plus grand
que Sano, avec de magnifique yeux bleus à se noyer dedans,
des cheveux noirs d’ébène contrastant avec sa
peau blanc d’albâtre, comme celle de Sano. Il lui
ressemble d’ailleurs étrangement.
Sano s’est levé. D’un air
agacé, il se dirige vers la porte, mais il n’a pas le
temps de faire trois pas que le jeune homme lui saute dans les
bras. J’ai sur le coup une furieuse envie de d’hurler,
de mordre, de frapper, de le frapper…
"
Sano ! dit le
jeune homme en éclatant en sanglots dans ses
bras.
-Hé ! Du calme ! Sèche tes
larmes, t’es un homme, t’as pas à pleurer, dit
doucement Sano à l’étranger en lui tapotant
gentiment la tête. Bon, tu pourrais m’expliquer ce que
tu fous ici ?! commence à s’énerver
Sano.
-Maieuh !!! Je suis ton grand frère ! Tu
pourrais me parler mieux que ça !
-On a qu’un an
d’écart jte rappel ! Et la c’est toi le
pleurnichard ! s’emporte Sano."
En comprenant qu’il s’agit de son
frère, mon cœur se calme. Je reporte alors mon
attention sur ma mère, qui est apparemment en extase devant
les deux frères. Il faut dire qu’il y a de quoi, ce
sont de vrai dieux ! trop sexy les deux… Ils commencent
d’ailleurs à se chamailler, Ichi pleurant dans les
bras d’un Sano qui finit par craquer et pousser sa
gueulante.
Je n’ai apparemment pas ma place ici… je me
tourne vers mon père… qui a le nez plongé dans
son journal, indifférent à la scène qui se
déroule sous ses yeux. Je décide donc de monter dans
ma chambre et d’y écouter de la musique. Je met un CD
live d’AqME, un de mes groupes favoris. Je m’allonge
sur le lit, mon bouquin « Entretien avec un
vampire » poser sous mes yeux sur mon coussin. La
chanson « pornographie » débute
lorsque j’entends la porte s’ouvrir.
"
Et ben
c’est du beau ! Tu sais ce qu’est de la
musique ?
-On t’a demander aucun commentaire. Si t’aime
pas, tu es libre de partir, répondis-je à Sano,
piqué au vif par sa critique de ma
musique.
-Ca risque
d’être dur… Bien que je n’apprécie
pas beaucoup la musique de sauvage, il y a dans cette pièce
un petit chaton qu’il me plairait grandement de
taquiner…"
Je pique un fard à sa remarque, mon agacement
laissant petit à petit place à une petite envie qui
fait son chemin jusqu’à mon cœur. Je sens un
poids s’affaisser sur mon lit. Je pose mon livre en prenant
soin de marqué la page, puis je me retourne sur le dos,
faisant face à Sano. Ses yeux brillent d’un
désir non-dissimulé Je soupire dans un
demi-sourire.
"Ha
lala !
Incapable de se retenir se grand bonhomme ! Mais ce
n’est pas pour me
déplaire…"
Je tends alors me mains vers son visage, agrippe sa nuque
avant de déposer mes lèvres sur les siennes. Le
baiser est tendre au départ, puis la langue de mon amant
s’introduit avec hargne dans ma bouche. Je lui réponds
et me colle à lui. Il se positionne au-dessus de moi, ses
genoux entre mes jambes et ses mains de part et d’autre de
moi, au niveau des épaules. Le désir monte plus vite
qu’un éclair et déjà
j’étouffe, je suffoque. J’accroche mes jambes
autour de lui, lui signifiant mon impatience. Nous reprenons tout
de même notre souffle, avant qu’il ne commence à
trimbaler sa langue et sa bouche dans mon cou, s’allongeant
à moitié sur moi. Puis il continu son parcours sur
mon torse après s’être débarrassé
de mon t-shirt. Je commence franchement à être
à l’étroit, tout comme lui apparemment, vue la
bosse de son jean.
"
Poussez
pas !
-Chut ! Ils
vont t’entendre !
-‘tention !"
Et patatraque ! La porte s’ouvre violemment en
grand, dévoilant la tête de Jase, maintenant
étalé par terre, suivit par dessus d’Aya,
ensuite d’une tête inconnue, puis Ichi pour finir
sur… sur ma mère !!
Sano et moi sommes figés, lui à quatre
pattes au dessus et moi à moitié
déshabillé en dessous. Je suis bien trop
éberlué pour être en colère,
contrairement à Sano. Il émane de lui une aura
glaciale, pire que l’atmosphère du pôle
Nord ! A vous glacer le sang, même sans le regarder
directement. Je ne sais pas pourquoi, mais je le sens sue le point
de craquer…
"
Sano, zen, hein ? Reste calme
s’il te plaît… dis-je doucement d’une voix
craintive.
-Comment, veux-tu, que je restes CALME !!!! rugit-il en
direction des intrus.
"
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