J'arrive chez moi, le visage baigné de larmes, les yeux gonflés et rougis. Je file dans ma chambre pour pas que ma mère me voit dans cette état. J'ai mal, si mal...
"Pourrais-je abandonner mes esntiments vis à vis de Yasu ? Et ce putain d'abruti! De quel droit m'embrasse-t-il ?!"
Mes larmes ne veulent pas cesser, je m'allonge sur mon lit, trop fatigué pour tenir encore debout. Pourtant, je n'arrive pas à dormir alors que je suis crevé.
"Pourquoi il m'a fait ça? On était si bien juste tout les deux, juste amis, comme les deux doigts d'une main..."
Le visage d'Haku me revient alors à l'esprit. Un
visage qui semble glaciale mais qui est pourtant si doux et beau...
et ses lèvres, si délicieuses...
Je m'endors sur cette dernière pensée.
Tut... tut... t' Bam!
"Putain de réveil ! Ca fait un mal de chien !" grommelai-je dans mon coussin, une douleur vibrante dans la main qui vient d'exploser mon réveil.
Je me lève, encore dans le brouillard, et me dirige vers la salle de bain. Mon reflet dans le miroir est affreux. Mon t-shirt est encore marqué des larmes de la veille, tout comme mes yeux qui n'ont jamais étés aussi gonflés et rouges.
"Une bonne douche me fera pas de mal..."
Je file prendre des vêtements propres puis revient et me déshabille avant d'entrer dans la douche. Je ne met pas que de l'eau glacée mais je fais en sorte que celle-ci reste fraîche. Plutôt réticent au début, je finis par me mettre entièrement sous l'eau, la laissant couler pendant ce qui me semble des heures et des heures. Il s'avère que je n'y suis resté que 10min.
La douche froide ( fraîche), sa réveil et du coup, je repenses à ça qui c'est passé hier. La culpabilité m'écrase d'un coup, sans me laissé le temps de ma préparer et me laboure le coeur. Je revois le visage de Yasu et son regard peiné qui m'afflige un peu plus. La tristesse m'assaille de plus belle en remémorant ce à quoi il a du assister.
Alors l'image d'Haku m'apparaît, je ressent ses lèvres sur les miennes, à leur saveur, si douces mais à la senteur si épicée.
"Merde ! Mais à quoi je penses ! Cet enfoiré ma volé un baiser ! Non ! ... deux baisers ! "
...
C'est la tête dans le cul (comme on dit) et un visage à faire pâlir un fantôme que je me rends au lycée. J'y arrive volontairement en avance pour éviter Yasu qui est toujours à la traîne. Je pourrais jamais le regarder en face après ce qu'il a entendu. Peut-être plus tard, mais sûrement pas aujourd'hui...
Je commence avec deux de français et demande donc à la prof si je peux changer de place. Elle accepte, contente que je ma sépare enfin de Yasu, et me laisse m'asseoir à l'opposer de mon ancienne place, à côté de Yasu. Ce dernier arrive en retard en classe, essouflé. Lorsqu'il se tourne vers sa place, il remarque apparemment que je n'y suis pas et fouille alors la salle du regard. Au moment où ses yeux rencontrent les miens, ils se voilent de tristesse tandis que le culpabilité m'assaillit de nouveau.
Je passe la matinée à l'éviter.
Au self...
"C'est bien la première fois que je mange tout seul, me lamentai-je intérieurement. Mais c'est peut-être mieux ainsi car..."
Paf!
Le bruit sec d'un plateau que l'on pose 'délicatement' sur ma table me sort de mes pensées. Yasu s'est assis en face de moi, comme si de rien n'était,et est en train de manger, la tête penchée sur son assiette. Aucun son ne passe mes lèvres, enfin... aucun ne peut en sortir. Je le fixe, étonné de son comportement.
"Tu comptes ma regarder comme ça toute la
journée?
-...
-Ecoute, j'ai pas envie de perdre mon meilleur ami juste par ce que
j'ai trouvé quelqu'un d'autre que lui à aimer,
ok?
-Mais...
-Si tu ne veux plus de moi comme meilleur ami dis-le moi en face
plutôt que me fuir. Je sais que tes sentiments sont
sincères -enfin je crois-, mais j'aurais
préféré que tu me le dises, au lieu de
l'apprendre comme ça.
-C'est vrai, désolé. Mais c'est la
vérité. Je t'aime, dis-je doucement.
-Alors pardonne-moi mais je ne peux pas accepter ces sentiments
là.
-...
-Est-ce que je peux te demander quelque chise?
-Oui, bien sûr.
-On peut rester amis?
-... "
Rah! Galère! Comment je peux répondre, je veux pas le blesser!
"Mouais, si ça te chante, baragouinai-je l'air
grognon.
-Merci! Ca m'inquiétait."
Puis l'après-midi c'est déroulée comme toutes les autres, enfin presque. L'air était tout de même tendue, gênée je dirais.
18h10...
Je passe le portail lorsque j'entends klaxonner puis :
"Jase!"
D,
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