Alors là, il anéanti tout mes efforts du bout du doigt. Mon cœur décide de jouer hard rock et mon sang afflue en grandes quantité au niveau de mes joues. On entend ma sœur arriver dans les escaliers :
"Flûte ! J’arrivai plus à mettre la main dessus, bougonne-t-elle.
-Viens t’asseoir vers moi, dit Sano en lui souriant.
-Attends, je vais chercher de quoi boire. Tiens, dit-elle en me tendant le DVD, mets le s’il te plaît.
-Ok, mais dépêche, je t’attends pas."
Elle partie, me laissant seul avec l’autre. ? Le rouge recommence à teinter mes joues. Je me lève et vais mettre le DVD. Bien sûr le lecteur est posé au sol sous la télé et je dois donc me mettre à quatre pattes pour insérer le DVD.
Je sens un regard intense peser sur moi. Je commence à être franchement mal à l’aise. Je prends la télécommande et retourne m’asseoir dans la même position mais le plus loin possible de Sano. Il se penche de nouveau vers moi et me murmure à l’oreille :
" Joli petit cul! Sûrement délicieux, dit-il suavement."
J’en devient plus rouge qu’une tomate. Ma sœur revient et pose les verres pleins sur la petite table. Je me jette sur le mien et manque de mourir par étouffement. Je n’arrive plus à arrêter de tousser. Sano me prend par le bras et donne de petits secs de la main sur mon dos. Je frissonne à son contacte et apparemment, ça ne lui échappe pas. Je me dégage une fois calmer, puis mets le DVD en marche.
" Va éteindre s’il te plaît, lance Sano à Aya. C’est un film à voir dans le noir!!
-D’accord, mais ne t’étonne pas si mon frère te saute dessus au milieu du film. Il n’a jamais pu les regarder dans le noir.
-Hey ! Raconte pas de conneries ! C’était y a longtemps, répliquai-je piqué au vif, bien que l’appréhension me gagne déjà."
Sano rigole doucement. Son rire est exquis à écouter, doux et clair, franc et chaleureux. Aya s’est levée et éteint à présent la lumière avant de fermer les volets. Elle revient s’asseoir près de lui, contre lui…
" Rah ! Pourquoi ça m’énerve comme ça ?! C’est son copain, pas le mien !… mais à quoi je pense, bordel ! Je tourne plus rond depuis Sarah !"
Voilà une demi heure que le film à démarrer et je dois dire que je dois pas être très beau à voir, sûrement dans les tons verts. Je me suis cramponné au canapé depuis le début pour ne pas sursauter devant Sano et lui montrer que j’ai peur, mais c’est peine perdue ! Il n’y a qu’à voir ma tête, surtout qu’il ne regarde que moi depuis un certain temps, ma sœur étant concentrée sur le film.
Le fait qu’il me regarde n’est pas si gênant, mais dans cette situation…
Je sursautes et par mégarde plaque ma main sur la cuisse de Sano. Je ne m’en rend compte que plus tard, une fois que mon cœur c’est calmé et paf ! Je sursautes à nouveau mais pas à cause du film, Sano vient de poser sa main sur la mienne. Je tourne la tête et regarde Sano avec stupéfaction. Je baisse les yeux vers ma main et m’aperçoit enfin qu’elle est fermement agrippée sur la cuisse de Sano.
Je relève la tête et le regarde, puis je regarde ma sœur. Bien sûr, faut qu’elle s’endorme dans des moments pareils ! Je fixe de nouveau mon regard sur Sano qui lui aussi me regarde. L’appui de ce dernier est si intense que mon cœur a un raté… Ses magnifiques yeux dorés m’ont complètement fait oublié de respirer.
" Et merde ! Il est trop beau !! Et ses lèvres… Quel con je fait ! Pourquoi je pense à ça?"
J’ai chaud alors que je suis torse nu, j’ai chaud mais je ne sais pas pourquoi, j’ai chaud à en crever et sa me donne soif. Soif de… je en sais pas.
Donc pour résumer la situation, ma sœur dors, moi je bave devant son copain et en plus j’ai ma main sur sa cuisse et lui me dévores des yeux tout en caressant à présent le dos de ma main. Je ne peux décrocher mon regarde de ses lèvres qui s’humidifient dès l’instant où il passe sa langue dessus.
Inconsciemment je m’approche de lui et.. un cri suraigu me sort de ma transe et me fait revenir sur Terre. C’est là que je vois que je bave à moitié et que je suis sur le point de l’embrasser et dieu c’est que j’en est envie !! Et sana crier gare, il se penche et m’embrasse chastement au début pour après forcé le barrage de mes lèvres de sa langue et danser avec la mienne.
Une de ses mains vient se positionner derrière ma nuque et l’autre cesse ses caresses sur la mienne pour se poser sur mon genou et remonter lentement jusqu’à mon entrejambe. Je me lève d’un coup, apeuré par ce geste, et renverse sans faire attention un des verres de la petite table, mouillant au passage le pantalon de Sano et les pieds de ma sœur, ce qui la réveil. Elle commence à gueuler, je bredouille une excuse vague et monte dans ma chambre, les mains tremblantes.












D,
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