C'est un torse bien imposant mais harmonieux, la peau est aussi pâle que l'albâtre, laissant voir un semblant de fragilité et de douceur! Je reconnais là la peau de Sano!
Ma raison m'intime de m'écarter mais mon coeur s'y refuse. Je devrais partir, m'extirper de ces bras si doux, mais mon amour me dit de rester blotti ainsi, contre ce corps chaud et aimant. Comme on dit "l'Amour a ses raisons que la Raison ignore".Je reste donc coller à lui, me blottissant un peu plus au creux de son coup.Je suis tellement heureux à ce moment qu'une larme fait son apparition au coin des mes yeux.
Un souffle chaud sur mes cheveux, deux mains puissantes qui m'enserrent tendrement et l'entente de mon prénom me font revenir à la raison. Je m'écarte violemment de Sano, celui-ci me regarde d'un air peiné mais si attirant que je ne peux m'empêcher de m'approcher de sceller mes lèvres aux siennes. J’inhale son haleine tel un junky en manque, la tiédeur de sa bouche envahit la mienne par l’intrusion d’une langue cherchant la sa jumelle.
La raison m’abandonne de nouveau et je sombre dans cette extase qu’est ce baiser. Un baiser que tout deux cherchons à approfondir et voilà que ma sœur entre dans la chambre et me regarde, ahurie. Puis elle repart sur ses pas, comme si de rien. Je l’entends s’adresser à quelqu’un dans le couloir. Je ne fais plus attention à Sano et vais écouter à la porte.
"… mieux ?
-Apparemment oui, dit Aya.
-Comment ça « apparemment » ? Je peux aller le voir ? interroge Jase.
-Tu devrais attendre. Ils sont, disons... occupés..."
Jase par sur un rire tonitruant qui me fait sortir de mes gonds et atterrir dans le couloir, derrière Aya. Jase me regarde et arrête de rire, il prend une petite moue boudeuse, comme un enfant pris en faute. Mais ces yeux affichent un air malicieux.
"Je vais vous laisser parler. Sano-san! Viens voir s’il te plaît ! s’écrie Jase.
-Oui ? répond Sano en passant sa tête par l’entrebâillement de la porte.
-Je crois que tu devrais mettre les choses au clair avec Yasu, la situation l’a déjà assez fait souffrir, surtout avec votre connerie d’hier.
-Hey ! Je suis devant toi ! Parle pas de moi à la troisième personne ! m’exclamai-je.
-C’est tout ce que t’as à dire ?
-Non ! je……
-Bon, dans ce cas, on se voit demain au lycée !"
Jase s’approche et dépose un léger baiser sur mes lèvres toutes chaudes. Sano lance un regard noir à Jase et ce dernier y répond par un clin d’œil !
" Tchao ! " s’exclame-t-il avant de filer.
Aya se tourne vers moi et me regarde fixement. Mes larmes montent en même temps que mes remords. Une petite goutte salée glisse et trace son chemin sur ma joue. Nee-san s’approche et me tend une main chaleureuse :
" viens, allons dans le salon. Elle se tourne vers Sano. Viens aussi."
Je prends la main de Nee-san et la suit, avec derrière moi Sano. Aya m’assoit dans le canapé et elle en face, sur la petite table. Sano, lui, se pose à côté de moi, dans le canapé et attend patiemment.
" Bon, je crois que Sano et moi te devons quelques explications, enfin surtout Sano je pense. Mais avant, tu pourrais me dire ce qui c’est passer pour que tu sois dans cet état ?
-Hier,… je … je vous ai entendu, dis-je timidement , le rouges au joue et le cœur serré.
Un juron s’échappe sur ma gauche et me fait sursauter. Je me tourne vers la personne ayant émit ce mot, c’est à dire Sano. Je le regarde, interloqué :
" C’est pas ce que tu crois. C’est, comment dire ? Aya, aide-moi s’il te plaît !
-En fait, c’était… disons, des exercices vocaux.
-Pardon ?!
-Pour gagner quelques sous, Sano et moi faisons des doublages de films X.
-Quoi ?! m’écrie-je, gobant difficilement ce que disais Aya.
-C’est vrai ! s’exclame Sano. On a pas fait ce à quoi tu penses !
-Ah,… c’est,… merci… finis-je, la voix brisée."
Tous mes doutes viennent de disparaîtrent. Le soulagement m’envahit et mes larmes coulent, une fois encore, abondamment. Alors Sano m’attire à lui et me prends dans ses bras. La pression partie, je me relâche et m’endors contre lui.
Je m’éveil, toujours enserré par ses bras, mais pas dans le salon. Je reconnais ma chambre, nous sommes tout les deux allongés dans mon lit. Il me regarde paisiblement et me sourit quand il voit que je suis réveillé. Je me lève prestement mais j’ai la tête qui tourne et tombe donc les fesses par terre, face à en Sano en rogne, assit sur le bord du lit :
" Bon, tu comptes me fuir indéfiniment ?! Tu ne m’aimes pas ?
-Je… La dernière question m’a fait comme une bonne claque en travers de la figure. « Si je l’aime. Je l’aime à en mourir ! »
-Pourquoi me fuis-tu ? demande-t-il tristement.
-Mais, Aya…
-Ah ah ! Sano se met à rire. Tu t’inquiètes pour ça ? […] Bon, tu te souviens quand tu nous a surpris le jour de la St-Valentin ? Disons que c’était une sorte d’essai pour moi et un petit réconfort pour ta sœur.
-De quoi ?
-Je me suis toujours dis bi jusqu’à maintenant, mais apparement, je suis à 100% gay !
-Mais, et après ?
-C’est juste que nous sommes très proches, un peu comme toi et Jase, finit-il sur un ton sec.
-T’es jaloux ?!
-Nan, même pas vrai."
Sa réaction, assez puérile je dois dire, montre que j’ai mis dans le mille. Le rouge me monte aux joues tellement je suis heureux à ce moment là. Sano viens se mettre à genoux devant moi colle son front au mien. Il me regarde droit dans les yeux, j’en suffoques :
" Je t’aime ! Si seulement tu savais à quel point !
-Je sais, je t’aime aussi. "

D,
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