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Mon premier amour

Chapitre 6 : Au bord du gouffre  (Mon premier amour) posté le dimanche 23 mars 2008 19:30

 

Puis Sano sort en claquant la porte, me laissant seul dans cette chambre vide et sans chaleur… non, pas tout à fait seul… moi, ma colère et ma tristesse. Ses paroles m’ont blessées, mon cœur en pleur, ainsi que mes yeux. Mes larmes coulent et ne cessent pas, ne voulant céder leur place au sommeil d’une nuit.

 

         Le lendemain, mes yeux me font mal, ils sont rouges et gonflés, sans compter les cernes dus à ma nuit blanche. Mes pleurs se sont arrêtés mais mon cœur est toujours aussi triste.

 

En arrivant au lycée…

 

         Ma tête doit vraiment être atroce pour qu’on me regarde avec pitié. Normalement, les yeux brillants des filles et même de certains gars me regardent avec envie. J’aperçoit Jase arriver :

 

         " Wouah ! On t’as collé deux coquards au réveil ce matin ou quoi ?!

         -C’est si terrible que ça ?

         -Et pas qu’un peu mon vieux. C’est que tu fais drôlement peur avec ta tête de zombie. Bon, tu me racontes…

         -Ce soir. Pas envie maintenant. D’ailleurs, si tu pouvais venir assez tôt… j’aimerai ne pas me retrouver seul avec ma frangine et son cop’.

         -Ok, ça marche. Je doit juste passer prendre mes affaires et je suis tout à toi… , dit Jase en finissant sa phrase sur un ton aguicheur.

         -T’es sympa Jase mais je me contenterai d’une relation purement platonique.

         -Dommage, t’imagines pas ce que tu loupes !!! Bon à ce soir !!

         -Merci Jase…

         -Mais de rien mon vieux !"

 

11h00, en cours…

 

         Je commence franchement à avoir faim mais je n’ai pas envie de manger. Déjà ce matin je n’ai rien pu avaler…

 

12h30, au self…

 

         " Et ben Yasu, t’as pas faim ?? T’as pas touché ton assiette.

         -Non, je n’ai pas envie de manger, et puis je n’ai pas vraiment faim…

         -Alors là, c’est grave ! Tu commence sérieusement à m’inquiéter. Tu manges comme quatre d’habitude !

         -C’est rien ! C’est juste que j’ai pas faim…

         -Ce soir je fais le plus vite possible donc tente rien d’idiot en mon absence s’il te plaît.

         -Ca va jte dis…

         -Ben tiens ! Et tu penses que je vais te croire ? Tu t’es regardé dans une glace ?

         -Bon, à ce soir, dis-je d’un ton morne en repartant avec mon plateau intact."

 

         Le reste de la journée passe vite, trop vite. Je n’ai pas envie de me retrouver face à lui. Et je suis crevé… En temps normal, je finis la journée sur deux heures de maths mais apparemment le prof est absent. Je rentre donc plus tôt chez moi et prévient Jase pour qu’il me rejoigne au plus vite.

 

         La maison est vide est silencieuse, normal, les parents bossent et Aya est en cours. Je monte dans ma chambre en ayant pris soin avant cela de refermer à clé la porte d’entrée pour me sentir plue en sécurité. Je m’allonge sur mon lit puis fini par sombrer dans les bras de Morphée.

 

         Des bruits me sortent de mon sommeil léger. Je ne les distingues pas clairement au début étant encore dans le pâté  puis soudain je saisi. Alors je ne peux empêcher une vive douleur envahir corps et âme de mon être, dévastant mon cœur.

De l’autre côté du mur, dans la chambre d’Aya, on peut entendre des gémissements  ainsi que des râles de plaisirs. Je me lève et vais m ‘asseoir contre le mur à l’opposé de la chambre d’Aya. Mes larmes coulent abondamment, mon cœur est déchiré, lacéré… j’ai mal… si mal.

 

"Pourquoi il me fait ça ?! Pourquoi ça fait si mal ?!"

 

Plus d’une heure après, je n’ai toujours pas bougé, la fatigue à pris possession de moi et j’ai la tête qui me tourne. Mon cœur se soulève, j’ai envie de vomir. Ils viennent tout juste de terminer leur ébats. Un mouvement puis :

 

" Je t’aime…"

 

 

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Chapitre 7 : Aveu  (Mon premier amour) posté le samedi 29 mars 2008 20:33

         " Je t’aime"

 

         Je l’entends distinctement, c’est Sano qui a parlé. Je reconnaîtrais sa voix entre mille.  Quelque chose  se brise au fond de moi, mon cœur je crois… Je viens de comprendre, mais c’est trop tard. Je sombre à nouveau dans un état second, je reste allongé sur le sol froid, avec mes larmes , comme inconscient de ce qui m’entoure.

 

2h plus tard…

 

         " Yasu ! Yasu ! Réveil-toi bon dieu ! Aller, réponds-moi !"

 

         Je cligne légèrement des paupières et commence à distinguer le visage de Jase avec deux autres personnes derrière lui que je ne peux identifier au début. Il s’agit de Sano et Aya. Cette dernière à les yeux humide. Les remords m’assaillent de toute par face à se visage inquiet.
         Lorsque je regarde Sano, mon cœur se soulève, le dégoût et la tristesse m’envahit. Je porte mes mains à ma bouche, me relevant assis du même coup.

 

         " Quoi ? Keskiya ?! demande Jase d’un air affolé.

         -Envie… vomir…

         -Rah ! Attends, je vais t’aider."

 

         Jase m‘aide à me lever et passe son bras dans mon dos pour me maintenir debout. Arrivés au toilette, je n’arrive plus à me retenir et vomi ce que j’ai sur le cœur.

 

         Mes jambes se dérobent sous moi, j’ai la tête qui tourne, j’ai froid… comme dans mon cœur. Jase me porte jusqu’à ma chambre aidé de Sano. A son contact, mon cœur s’arrête le temps d’un battement et les nausées me reviennent quand je pense à ce qu’il a fait avec Aya.

 

         Je suis allongé dans mon lit, mes larmes veulent couler mais je ne cède pas. Pas tant que Sano et Aya sont là. Nee-san appelle un médecin et prévient les parents. Je me rendors de nouveau, épuisé par mes sentiments.

 

         A mon réveil, un homme qui doit tout juste avoir la trentaine est penché sur moi et prends mon pouls. Il me pose des tas de question du genre quel âge j’ai, quel est mon nom, etc.…

 

         " Docteur ? Alors, comment va-t-il ? demande Aya, anxieuse.

         -Rien de très grave. Juste une simple anémie, il n’a pas du beaucoup manger ces derniers temps, mais quelque chose me tracasse. L’anémie explique sa faiblesse mais pas ses vomissements. Je pense que quelque chose l’a perturbé. Mais quoi ?

         -Quelque chose comme un problème affectif ? demande Sano.

         -Peut-être. Mlle, votre frère a-t-il eu des problème récemment pouvant le troubler émotionnellement ?

         -Non, ben… y a bien eut sa rupture avec sa petite amie mais c’est pas d’aujourd’hui, même si c’est récent. Il l’a mal pris sur le coup mais ça semblait aller mieux le lendemain.

         -Avez vous des problèmes d’ordre familiale ?

         -Non.

         -Bien. Tâcher de le surveiller dans les jours à venir et n’hésitez pas à m’appeler en cas d’urgence.

         -Merci pour tout Docteur."

 

Aya sort dans le couloir avec le médecin, le raccompagnant, me laissant avec Sano et Jase :

 

         " Sano-san ? demandai-je timidement.

         -Oui ? Appel moi Sano.

         -Ok, mais tu pourrais sortir s’il te plaît, j’aimerais parler avec Jase.

         -D’accord, dit-il tristement."

 

Ses mots étaient durs à prononcer. Je ne veux pas qu’il s’en aille mais je ne peux pas parler devant lui, surtout pas devant lui.

         Une fois Sano parti, mes larmes se mettent à couler, je n’ai plus besoin de me retenir. Jase vient s’asseoir sur le bord du lit et repousse tendrement une de mes mèches de cheveux. Je me relève et me sert contre lui, ma tête au creux de son cou. Il passe ses bras autour de moi et me tient ainsi le temps que je me calme. Alors il me prends par les épaules, relève mon visage d’une main sur mon menton et me regarde dans les yeux :

 

         " Alors, qu’est-ce qui a bien pu te chambouler à ce point ?

         -Je… c’est… ,marmonnai-je tout bas.

         -Tu sais, je comprends rien à ce que tu dis. Exprime-toi clairement mon vieux !

         -Je… aime…

         -Quoi ?!

         -Je l’aime…

         -D’accord, mais qui ?… Attends, me dis pas que…

         -Si !!!

         -Tu rigoles, là ?

         -Non. Je sais, je suis censé être hétéro, mais…

         -Minute, je pensais à Aya moi.

         -Mais non, baka ! Je te parle de Sano…

         -Non ! Tu veux dire que tu tournes gay ?! Ou du moins, bi.

         -Peut-être, je sais pas vraiment. Je l’aime, c’est tout."

 

         Et oui, moi le frère de ma chère sœur, y a fallut que je tombe amoureux de son enfoiré de petit ami ! Et pas qu’un peu… En plus, il me fait des avances, mais tout ce que je fais, c’es de le repousser… Crétin ! Mais vu ce qu’il fait avec Aya, c’est normal.

 

         " Dis, pourquoi tu n’es pas tombé amoureux de moi, pourquoi lui ?

         -Hein ?!

         -Bah oui, moi je suis bi, je t’adore, je te trouve super mignon, …

         -Tu débloques ou quoi ?!

         -Non."

 

         Jase s’approche de moi, dangereusement même. Je me met à rougir, je sens son souffle sur mes lèvres… Et là, il me colle un bisous retentissant sur la joues. Je le regarde avec des yeux ronds comme de patates, comme si c’était un extra-terrestre. Je n’ai pas bien saisi ce qu’il vient de se passer.

 

         " Ben alors mon vieux, t’as vraiment cru que j’allais te sauter dessus ?! T’as pas d’humour Yasu !!

         -Te fous pas de moi satané pervers ! m’écrie-je en lui balançant un coussin dessus. Me fais plus jamais un coup comme celui là !!

         -Ok, ok… Mais je suis tout de même un peu déçu. Dire que lui arrive à te faire changer de bord, tandis que moi, je n’éveille chez toi aucun désir… Je suis canon quand même, non ?!

         -Mais oui ! Mais lui, il n’est pas seulement canon, il est à damner un saint ! Il pourrait même pervertir le pape !!

         -Hey ! T’y vas fort là !!

         -Peut être, mais pour moi c’est le pure vérité !! Le problèmes, c’est qu’il y a Aya…"

 

         Mes yeux s’embuent à nouveau, je sens les larmes monter. Jase me prend dans ses bras.

 

         " Je ne peux pas… la trahir ! dis-je en éclatant en sanglots. C’est ma sœur ! Ca lui briserait (snif)  le cœur si elle (snif)  apprenait (snif)  mes (snif)  sentiments.

         -Ok, c’est bon. Calme-toi, me dis doucement Jase à l’oreille. Je t’aiderait du mieux que je peux. Et je garde le secret, promis !  Aller, dors maintenant."

 

         Puis je m’endors dans ses bras…

 

Le lendemain matin…

 

         Je sens une douce chaleur m’enveloppée et les battements tendres d’un cœur tout proche de moi. J’ouvre lentement les yeux mais quelque chose ma cache la vue…

 

 

 

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Chapitre 8 : Explications  (Mon premier amour) posté le mardi 01 avril 2008 17:06

         C'est un torse bien imposant mais harmonieux, la peau est aussi pâle que l'albâtre, laissant voir un semblant de fragilité et de douceur! Je reconnais là la peau de Sano!

Ma raison m'intime de m'écarter mais mon coeur s'y refuse. Je devrais partir, m'extirper de ces bras si doux, mais mon amour me dit de rester blotti ainsi, contre ce corps chaud et aimant. Comme on dit "l'Amour a ses raisons que la Raison ignore".Je reste donc coller à lui, me blottissant un peu plus au creux de son coup.Je suis tellement heureux à ce moment qu'une larme fait son apparition au coin des mes yeux.

 

Un souffle chaud sur mes cheveux, deux mains puissantes qui m'enserrent tendrement et l'entente de mon prénom me font revenir à la raison. Je m'écarte violemment de Sano, celui-ci me regarde d'un air peiné mais si attirant que je ne peux m'empêcher de m'approcher de sceller mes lèvres aux siennes. J’inhale son haleine tel un junky en manque, la tiédeur de sa bouche envahit la mienne par l’intrusion d’une langue cherchant la sa jumelle.

 La raison m’abandonne de nouveau et je sombre dans cette extase qu’est ce baiser. Un baiser que tout deux cherchons à approfondir et voilà que ma sœur entre dans la chambre et me regarde, ahurie. Puis elle repart sur ses pas, comme si de rien. Je l’entends s’adresser à quelqu’un dans le couloir. Je ne fais plus attention à Sano et vais écouter à la porte.

 

"… mieux ?

-Apparemment oui, dit Aya.

-Comment ça « apparemment » ? Je peux aller le voir ? interroge Jase.

         -Tu devrais attendre. Ils sont, disons... occupés..."

 

Jase par sur un rire tonitruant qui me fait sortir de mes gonds et atterrir dans le couloir, derrière Aya. Jase me regarde et arrête de rire, il prend une petite moue boudeuse, comme un enfant pris en faute. Mais ces yeux affichent un air malicieux.

 

"Je vais vous laisser parler. Sano-san! Viens voir s’il te plaît ! s’écrie Jase.

-Oui ? répond Sano en passant sa tête par l’entrebâillement de la porte.

-Je crois que tu devrais mettre les choses au clair avec Yasu, la situation l’a déjà assez fait souffrir, surtout avec votre connerie d’hier.

-Hey ! Je suis devant toi ! Parle pas de moi à la troisième personne ! m’exclamai-je.

-C’est tout ce que t’as à dire ?

-Non ! je……

-Bon, dans ce cas, on se voit demain au lycée !"

 

         Jase s’approche et dépose un léger baiser sur mes lèvres toutes chaudes. Sano lance un regard noir à Jase et ce dernier y répond par un clin d’œil !

 

        " Tchao ! " s’exclame-t-il avant de filer.

 

        Aya se tourne vers moi et me regarde fixement. Mes larmes montent en même temps que mes remords. Une petite goutte salée glisse et trace son chemin sur ma joue. Nee-san s’approche et me tend une main chaleureuse :

 

        " viens, allons dans le salon. Elle se tourne vers Sano. Viens aussi."

 

        Je prends la main de Nee-san et la suit, avec derrière moi Sano. Aya m’assoit dans le canapé et elle en face, sur la petite table. Sano, lui, se pose à côté de moi, dans le canapé et attend patiemment.

 

        " Bon, je crois que Sano et moi te devons quelques explications, enfin surtout Sano je pense. Mais avant, tu pourrais me dire ce qui c’est passer pour que tu sois dans cet état ?

        -Hier,… je … je vous ai entendu, dis-je timidement , le rouges au joue et le cœur serré.

 

         Un juron s’échappe sur ma gauche et me fait sursauter. Je me tourne vers la personne ayant émit ce mot, c’est à dire Sano. Je le regarde, interloqué :

 

         " C’est pas ce que tu crois. C’est, comment dire ? Aya, aide-moi s’il te plaît !

         -En fait, c’était… disons, des exercices vocaux.

         -Pardon ?!

         -Pour gagner quelques sous, Sano et moi faisons des doublages de films X.

         -Quoi ?! m’écrie-je, gobant difficilement ce que disais Aya.

         -C’est vrai ! s’exclame Sano. On a pas fait ce à quoi tu penses !

         -Ah,… c’est,… merci… finis-je, la voix brisée."

 

         Tous mes doutes viennent de disparaîtrent. Le soulagement m’envahit et mes larmes coulent, une fois encore, abondamment.  Alors Sano m’attire à lui et me prends dans ses bras. La pression partie, je me relâche et m’endors contre lui.

         Je m’éveil, toujours enserré par ses bras, mais pas dans le salon. Je reconnais ma chambre, nous sommes tout les deux allongés dans mon lit. Il me regarde paisiblement et me sourit quand il voit que je suis réveillé. Je me lève prestement mais j’ai la tête qui tourne et tombe donc les fesses par terre, face à en Sano en rogne, assit sur le bord du lit :

 

         " Bon, tu comptes me fuir indéfiniment ?! Tu ne m’aimes pas ?

         -Je… La dernière question m’a fait comme une bonne claque en travers de la figure. « Si je l’aime. Je l’aime à en mourir ! »

         -Pourquoi me fuis-tu ? demande-t-il tristement.

         -Mais, Aya…

         -Ah ah ! Sano se met à rire.  Tu t’inquiètes pour ça ? […] Bon, tu te souviens quand tu nous a surpris le jour de la St-Valentin ? Disons que c’était une sorte d’essai pour moi et un petit réconfort pour ta sœur.

         -De quoi ?

         -Je me suis toujours dis bi jusqu’à maintenant, mais apparement, je suis à 100% gay !

         -Mais, et après ?

         -C’est juste que nous sommes très proches, un peu comme toi et Jase, finit-il sur un ton sec.

         -T’es jaloux ?!

         -Nan, même pas vrai."

 

         Sa réaction, assez puérile je dois dire, montre que j’ai mis dans le mille. Le rouge me monte aux joues tellement je suis heureux à ce moment là. Sano viens se mettre à genoux devant moi colle son front au mien. Il me regarde droit dans les yeux, j’en suffoques :

 

         " Je t’aime ! Si seulement tu savais à quel point !

             -Je sais, je t’aime aussi. "

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Chapitre 9 : Communication  (Mon premier amour) posté le vendredi 04 avril 2008 22:27

 Attention! ce chapitre peut heuter la sensibilité du lecteur!
Déconseillé aux homophobes et âmes sensibles!!

 

         " Je t’aime ! Si seulement tu savais à quel point !

         -Je sais, je t’aime aussi."

 

Je ferme les yeux, nos souffles s’accélèrent, puis nos lèvres se touchent. C’est ainsi que débute un ballet entre nos deux langues, se cherchant, se caressant et dansant au plus profond.

Je m’accroche à son cou, il me soulève et me dépose délicatement sur le lit, sans cesser de m’embrasser. Il pose ses lèvres sue mon nez, sur mes yeux, sur mes lèvres, puis il descend dans mon cou. Je ne peux retenir un gémissement lorsqu’il y passe sa langue.

Je sens mon cœur battre à un rythme effréné, mon membre déjà en érection tellement je suis excité. Sano est maintenant à cheval sur moi, sans pour autant m’écraser, me dominant de corps et d’esprit, et peut-être… d’envie, de désir.

 

Il pose ses deux mains sur mas hanches, les glisses sous mon t-shirt puis les remonte en me caressant, ce qui a le don de me donner encore plus de frissons et de m’exciter encore plus, comme il est pas permis. Il enlève enfin ce t-shirt qui me paressait étouffant et commence à embrasser chaque parcelle de mon corps à présent dévoilée. Il joue avec mes tétons, alternant coups de langue appuyés et mordillements.

Mon sexe devient encore plus dur et je sens à présent celui de Sano. A son contact, une bouffée de chaleur m’envahit. Je me relève sur mes coudes et vole les lèvres de Sano, ma main agrippant sa nuque. Il paraît surpris, mais pas mécontent de mon initiative :

 

" Patience, chaque chose en son temps, me susurre-t-il à l’oreille.

-Mais, je… c’est… serré, avoue-je en rougissant un peu plus.

-Oh ! Très bien…"

 

Et sur ces mots, il descend au niveau de ma braguette, la choppe entre ses dents et l’ouvre, effleurant mon érection. UN gémissement un peu plus fort que les autres m’échappe. Il défait mon jean et l’enlève avec douceur avant de le jeter à travers la pièce sans ménagement. Je commence à soulever son t-shirt mais c’est lui qui finit par le retirer, le balançant également.

Il m’embrasse, je réponds à ses baisers avec passion et lui fait de même. Un ardent désir nous anime, notre instinct en éveil. Le pantalon de Sano est parti rejoindre les autres vêtements entre temps. Nous voici tout deux en boxer, bien trop à l’étroit dedans.

Sano se penche sur moi et embrasse mon bas-ventre tout en retirant le boxer. Je crois que je n’ai jamais eu aussi chaud, pourtant, ce n’est pas le moins du monde désagréable. Je me languis de cette attente :

 

" Plus vite, s’il te plaît ! dis-je en lui descendant son boxer. Sinon, c’est moi qui passe à l’action…

-Ah oui ?" me dit-il, sourcil levé.

Il me regarde avec un air malicieux mais étonné, comme si… comme s’il attendait quelque chose. Je continu donc ce que j’avais engager et découvre en engin de taille. Je retourne au rouge tomate !

       Sano est penché sur moi, avec les joues légèrement rosies, comme preuve d’un brin de timidité qui m’attendrit. Je couvre de baisers son torse, lentement, m’attardant sur ses tétons durcis et son nombril. Je lui tire quelques frémissements et gémissements… quelle voix sexy !!
      
Je descend ensuite plus bas pour laper un « petit » organe tout droit et tout dur, au goût sûrement exquis ! « petit », façon de parler bien sûr parce qu’il est si bien équiper que ça rentrera jamais en entier dans ma bouche sans atteindre avant ma gorge.

Un bisou par là, un coup de langue par ici, un petit mouvement de main ensuite… J’en bave et m’endurcit encore plus, toujours plus… Puis un bon gros baiser sur le gland, un coup de langue bien insistant, c’est au tour de son pénis de se gonfler un peu plus dans mes mains. Dans mon boxer aussi j’étouffe. Puis voilà que c’est comme un glace que l’on nous propose en pleins canicule  et qu’on ne peut donc pas refuser, on la prend à pleine bouche, de peur que quelqu’un d’autre nous la mange et en profite.

Sano s’est redressé, un doigt tout humide dans sa bouche pour étouffer en partie sa si belle voix. Une autre main dans mes cheveux mes presse puis m’écarte de cet objet tant convoité.

 

" Par ici… c’est… mon tour, souffle-t-il"

 

Je lève un sourcil et faillit faire un arrêt cardiaque en comprenant le sens des ses mots. Alors il dépose un tendre baiser sur mes lèvres avant de s’enflammer et de m’étouffer à moitié de plaisir. Mon boxer exécute un magnifique vol plané en deux temps trois mouvements. Une délicieuse chaleur m’inonde au niveau du bassin. Je me contracte de plaisir, suffoquant face à ses caresses. Mes doigts s’accroche au draps, un petit cri m’échappe :

 

" Ah !…

-Encore s’il te plaît ! Quelle adorable voix… tu es si kawaii…

-Ah !… ah !…"

 

Les dents de mon amant m’effleurent mais ne me font pas mal ; sa bouche se serre autour de mon sexe mais avec tendresse, un langue s’appuie fortement mais avec passion. Il me communique tout son amour ! Mes sens s’aiguisent, mon amour s’embrase, mon désir s’intensifie. Je ne tiendrais plus longtemps.

Alors tout s’accélère, sa bouche, les mouvements de mon bassin, ses mains parcourant creux et courbes. Et enfin la délivrance  dépassant pour moi le 7ème Ciel.

Il avale en partie mon fruit et me le fait savourer par un baiser langoureux. Notre amour est passion, passion qui s’enflamme, mais qui ne s’éteins pas, par nos gestes et nos mœurs.

 

Voilà qu’un doigt humidifié parcourt la ligne de mes fesses avant de s’insinuer en moi. La douleur n’est qu’apparente tant le plaisir est encré en mon être. Je me cabre et m’accroche à Sano, mon amour, mon amant, me serrant à lui.

 

" Ca va ? me dit-il avec sensualité au creux de mon cou.

-Oui… bien… très bien…

-Tant mieux. Je continue."

 

Un deuxième doigt prends place aux côtés du premier et les deux commencent à bouger. Je me raidis sous la douleur, Sano calme son geste mais ne s’arrête pas. Je me détends peu à peu.

" Je ne peux plus attendre… j’ai trop… envie… dit Sano en me mordillant et me léchant l’oreille et dans le cou. Attention, j’arrive bientôt…"

 

Ses doigts se retirent, me faisant frémir, puis Sano me pénètre, m’arrachant un cri qui mêle souffrance et extase. Il ralentit ses mouvement, les cessant presque au regard de ma douleur. Mais je passe mes jambes autour lui et me sert, le faisant rentrer plus profondément :

 

" Ne t’arrête surtout pas… ça va."

 

Mon amant m’étreint un peu plus. Je me sens si bien dans ses bras ! La souffrance n’est plus, seul l’ardeur de notre plaisir se ressent entre nos deux corps. Le plaisir s’insinue en moi par lui, ravageant toute autre sensation inutile, renforçant mes sentiments et la sensualité du moment.

Plus l’ivresse est intense, plus l’extase nous prend corps et âme. Enfin arrive douce pénitence, prouvant l’apogée de notre amour, de notre fusion.

 

 

 

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Chapitre 10 : Mise au point  (Mon premier amour) posté le samedi 12 avril 2008 18:05

        Je suis allongé dans les bras de Sano, nu comme un ver mais super heureux. Je suis sûr que si on pouvait donner une couleur à l’atmosphère, ça serait dans le rose !! XD Sano joue avec une de mes mèches de cheveux :

 

         " On dirait un chat, dit soudainement Sano.

         -Pardon ?!

         -Oui, tu me fais penser à un chat…

         -Pourquoi ?

         -Tu ronronnes de bonheur !

         -Et alors ? Y’a pas de mal à ça, non ?!

         -Bien sûr que non… c’est juste mignon."

 

         Ca remarque ne manque pas de me faire piquer un fard. Je tourne ma tête de façon à l’avoir dans mon champ de vision, j’approche mes lèvres et les dépose sur les siennes. Les yeux clos, nous savourons ce moment de pure tendresse lorsqu’un cri viens nous cingler aux oreilles. J’ouvre instantanément les yeux et remarque ensuite ma mère, nous regardant, interdite. Puis je la voit flancher et s’écrouler sur place. Je me précipite vers elle, retirant du même coup le drap qui nous couvrait, en partie, Sano et moi. Je me penche sur elle, inquiet.

 

         " Merde ! Merde ! Merde !… Jsuis dans la merde !…"

 

         Mon père déboule à son tour dans ma chambre, sûrement alerté par le cri de maman. Il stoppe net à l’entrée, son regard passant de moi et maman, par terre, à Sano, assis sur le lit en tenue d’Adam. Là je me rend compte que je suis également nu mais je ne tente rien, j’ai trop peur de la réaction de mon père… Une lueur que je ne saisie pas passe au travers du regard de papa tandis qu’il se penche pour prendre maman dans ses bras. Dans un murmure, il me dit au passage :

 

         "Habillez-vous et descendez quand ta mère sera réveillée."

 

         Je consentis d’un hochement de tête, puis il repart avec ma mère dans ses bras. Je me rend compte alors de ma nudité et me sens affreusement gêné. J’exécute un demi-tour pour arriver face à un Sano qui me sourie tendrement. Son sourire me réconforte automatiquement et j’ai la folle envie de me jeter de ses bras qu’il tend vers moi, ce que je fais évidemment. Il me sert contre lui et encore une fois je craque… je n’en peux plus de pleurer aussi bien de peur que de bonheur.

 

         " Viens, dit une voix douce à mon ouï, allons prendre une douche et nous habiller. Après, nous irons voir tes parents.

         -D’accord."

 

        Il me prend par la main, chipe nos vêtements de l’autre et me conduit à la salle de bain. Sous la douche, je me colle à lui, profitant de ses caresses et recherchant sa bouche à la saveur si unique. Quelques baisers par ici et par là, quelques caresses mais rien de plus, juste de l’amour pur, si je puis dire. Sano me lave, m’essuie et m’habille, il me réconforte et me fait sentir bien. Chaque seconde qui passe me fait ressentir un peu plus à chaque fois mon amour pour lui.

 

Une fois prêt, nous descendons. Sano attrape de nouveau ma main, me soulageant ainsi de la plus grande partie de ma crainte. Les deux fauteuils du salon sont occupés par mon père et ma mère. Ils ont été déplacés de manière à ce qu’ils fassent face au canapé. Mes parents parlent lorsque nous arrivons et s’arrêtent en nous voyant. Sano et moi, nous asseyons sur le canapé, moi en face de ma mère, et Sano en face de mon père. Je ressert un peu plus mon étreinte sur la main de Sano. J’ai mal au ventre tellement j’ai peur de la réaction de mes parents.

 

" Une explication serait la bienvenue, déclare calmement mon père."

 

Je sursautes et me met à rougir. Je sens les larmes monter.

 

" Je… euh…c’est que…

-Je l’aime et nous sortons ensemble, lâche Sano au milieu du malaise générale.

-Sano ! soufflai-je."

 

Je me tourne vers mon père qui m’interroge du regard, je baisse la tête, réfléchissant quelques instants à la situation puis je finis par regarder mes parents en face :

 

" C’est vrai. Moi aussi je l’aime."

 

Ma mère commence à sangloter et quelques larmes perlent au coin de ses yeux.

 

" Excuse-moi, c’est ridicule, se lamente-t-elle.

-Pourquoi tu t’excuses ? Et qu’est-ce qui est ridicule ? dis-je en m’approchant d’elle.

-Ma réaction ! Je ne suis qu’une égoïste pour réagir de la sorte. Mais c’est que j’ai encore du mal à m’en remettre…

-Que je sois g… gay ? dis-j après une hésitation.

-Mais non !! Ca c’est étonnant mais c’est ton choix.

-Explique toi maman s’il te plaît…

-J’ai peur.

-Peur de quoi ?

-Que tu m’abandonnes !!!! Je viens de me rendre compte que tu es un homme maintenant !!! Mais pour moi tu es toujours mon petit bout de choux adoré !!!!

-Hein ?! "

 

Sano éclate de rire avec mon père tandis que moi, je n’en crois pas mes oreilles. Je retourne m’asseoir, ahurit de ce que je viens d’entendre. Sano m’attire contre lui, entouré de ses bras. Je me laisse allez paisiblement, le cœur léger. La tendance générale de la journée est à la gaieté !!

 

La sonnerie retentie…

 

 

Coucou tout le monde!!! Désolé, j'ai été longue à faire paraître ce chapitre, gomen!!! En tout cas, j'espère qu'iol vous plais. Je vous réserve une belle surprise pour le prochain!!! Bisous!!! Je vous adore!!! {#}{#}

 

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